Inspiré par la croissance économique remarquable de la Chine au cours des 30 à 40 dernières années, le Premier ministre indien Narendra Modi a adopté une stratégie de développement similaire fondée sur des investissements substantiels dans les infrastructures. Ce modèle vise à stimuler la demande intérieure et à attirer d’importants flux de capitaux étrangers.
Explications de Xinghang LI, Managing Director chez SYNCICAP Asset Management
Ces 5 dernières années, l’Inde a mis en œuvre un important plan d’investissement de 1,4 trillion de dollars dans des secteurs clés tels que l’énergie, les routes, les chemins de fer et le développement urbain.
Grâce à ces investissements ambitieux dans les infrastructures, qui vont sans aucun doute stimuler son économie, l’Inde regorge de potentiel et semble promise à une croissance robuste dans les années à venir.
Une longue histoire de chemins de fer
L’Inde a développé son réseau ferré depuis plusieurs décennies, le premier train de passagers ayant circulé le 16 avril 1853 entre Bori Bunder, à Mumbai, et Thane. Pour l’anecdote, ce n’est qu’en 1909, soit plus de 50 ans plus tard, que les trains indiens ont été équipés de toilettes, à la suite des plaintes de passagers qui en déploraient l’absence…
Près de 170 ans plus tard, l’Inde a un besoin urgent de moderniser son réseau ferroviaire. De nombreux trains locaux sont vétustes et surchargés. Certains sont même obligés de voyager avec les portes des wagons ouvertes afin de contenir plus de passagers ! Par ailleurs, les trains indiens doivent également augmenter leur vitesse de circulation pour accroître la capacité de transport et réduire la congestion sur les voies.
En moyenne, l’Inde construit 14,5 km de nouvelles voies ferrées par jour, ce qui équivaut à la construction de l’ensemble du réseau ferroviaire français tous les 5 à 6 ans. En outre, plus de 90% du réseau ferroviaire indien a été électrifié.
Le pays investit également dans le nouveau système de train à grande vitesse, le « Vande Bharat Express ». Depuis janvier 2025, l’Indian Railway exploite 136 trains roulant à environ 120 km/h et les passagers peuvent profiter de sièges inclinables et d’une connexion wifi à bord.
L’Inde disposera aussi bientôt de son premier vrai train à grande vitesse, qui utilise la technologie japonaise du Shinkansen. Il en coûtera par passager environ 3 000 roupies, soit environ 30 euros, et il mettra moins de trois heures pour parcourir les 508 kilomètres qui séparent Mumbai d’Ahmedabad où l’Inde souhaite accueillir les Jeux Olympiques de 2036.
Cette croissance ambitieuse de l’infrastructure ferroviaire permettra d’améliorer la connectivité, mais aussi de soutenir le développement économique en améliorant l’efficacité des transports, en réduisant la durée des trajets et en le rendant plus compétitif à l’échelle mondiale

L’un des réseaux routiers les plus lents au monde
Bien que les routes nationales ne représentent que 1,8 % de l’ensemble des routes indiennes, elles accueillent environ 40 % du trafic routier du pays. Cependant, le réseau routier national de l’Inde est l’un des plus lents au monde en termes de vitesse moyenne, en raison des embouteillages, des accidents et de la mauvaise qualité des chaussées.
Des investissements importants sont nécessaires dans des autoroutes à péages pour soutenir la croissance économique rapide du pays. Dans le cadre du « Bharatmala Pariyojana » (projet de route vers la prospérité) annoncé en 2017, l’Inde prévoit de développer 34 800 kilomètres d’autoroutes nationales, dépassant ainsi la longueur actuelle du réseau autoroutier français.
Le coût de la construction est estimé à plus de 60 milliards d’euros. En 2014, l’Inde construisait 28,3 kilomètres d’autoroute par jour, un chiffre qui passa à 68,8 kilomètres par jour en 2023. Malgré ce rythme de construction rapide, le pays reste à la traîne par rapport à la Chine dans ce secteur.
Un des plus grands marchés de l’aviation
L’Inde connaît une croissance rapide du trafic aérien de passagers. Elle devrait devenir le troisième plus grand marché de l’aviation au monde en 2031. Ses commandes d’avions pourraient doubler en 2030 par rapport à 2023.
Le pays a besoin de moderniser considérablement ses aéroports nationaux pour répondre à la demande croissante de transport aérien de passagers, stimulée à la fois par la croissance de la classe moyenne nationale et par l’augmentation du nombre de visiteurs d’affaires et de touristes internationaux. En 2024, le nombre de passagers aériens nationaux en Inde a augmenté de 20 % par rapport à 2019.
La majorité des nouveaux investissements aéroportuaires sont réalisés par des entreprises privées dans le cadre de partenariats publics-privés (PPP). L’aéroport international «Chhatrapati Shivaji Maharaj» (CSMIA) de Mumbai, l’un des plus grands et des plus fréquentés du pays, accueille actuellement plus de 52 millions de passagers par an et dessert 27 millions d’habitants dans la métropole de Mumbai. Construit dans les années 1980, le terminal le plus ancien semble aujourd’hui dépassé par rapport aux normes modernes et un réaménagement commencera bientôt cette année.
Un nouvel aéroport en forme de lotus, l’aéroport international de « Navi Mumbai » (NMIA), a été inauguré cette année après 20 ans de travaux titanesques. Il accueillera plus de 20 millions de passagers par an. D’ici 2032, l’aéroport devrait atteindre sa pleine capacité et accueillir plus de 90 millions de passagers.
Avec une population comparable à celle de la Chine, les aéroports indiens ont accueilli 376 millions de passagers en 2023, soit seulement 30 % des 1 259 millions de passagers accueillis par les aéroports chinois la même année. L’Inde ne compte que huit aéroports capables d’accueillir plus de 10 millions de passagers par an, contre 102 aéroports chinois de capacité similaire.
Des investissements massifs dans les voies navigables
L’Inde est l’un des principaux bénéficiaires de la stratégie « China+1 », de nombreuses sociétés internationales, y compris des sociétés chinoises, ayant choisi d’établir des usines en Inde. Sur le plan géopolitique, l’Inde entretient des relations favorables avec les États-Unis. En outre, la population jeune et nombreuse de l’Inde se traduit par des coûts de main-d’œuvre qui représentent environ un tiers de ceux de la Chine.
Malgré les tensions commerciales potentielles, comme celles de l’administration de Donald Trump, l’Inde s’est distinguée parmi les pays asiatiques. En outre, elle est presque autosuffisante en matériaux clés tels que le minerai de fer, la bauxite et le zinc, ce qui en fait une base manufacturière idéale pour les exportations.
Pour tirer parti de cette opportunité, l’Inde doit investir de manière significative dans ses ports et son réseau de voies navigables. En 2024, les ports indiens ont traité près de 26 millions de conteneurs EVP (équivalent vingt pieds), soit moins que les 29,9 millions d’EVP traités par le Viêt Nam et seulement 9 % de la capacité de la Chine.
La croissance du volume de marchandises conteneurisées dans les ports privés est particulièrement forte (24 % en glissement annuel en 2024). En termes de volume de marchandises, les ports indiens ont géré 1,4 milliard de tonnes en 2023, contre 17 milliards de tonnes pour la Chine. Des investissements importants dans les ports à conteneurs sont nécessaires dans un avenir proche.

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