La protection de la planète n’est plus seulement l’affaire des scientifiques ou des ONG : elle devient un enjeu d’investissement à part entière. Face à l’urgence climatique, à l’érosion de la biodiversité marine et aux risques que ces dérèglements font peser sur les populations humaines, les investisseurs disposent aujourd’hui de leviers concrets pour agir.

Qu’il s’agisse de fonds thématiques dédiés au capital naturel, de stratégies d’impact ciblant la préservation des écosystèmes marins ou encore de solutions d’investissement durable intégrant des critères environnementaux stricts, les opportunités se multiplient pour soutenir une économie plus résiliente et respectueuse de la planète.

Alors pourquoi orienter les investissements des épargnants vers des placements qui favorisent une économie bleue durable en contribuant à la protection des océans ? Explications de Lionel Heurtin, analyste ESG chez Ofi Invest Asset Management

L’océan recouvre 71 % de la surface du globe, représente 97 % de l’eau présente sur la planète. Il abrite 80 % de toutes les formes de vie. Il est essentiel pour la régulation du climat, la production d’oxygène, la biodiversité et l’économie mondiale. L’océan joue également un rôle crucial dans le stockage du carbone, absorbant environ 93 % de la chaleur résultant des émissions anthropiques de gaz à effet de serre et stockant 50 fois plus de carbone que l’atmosphère.

Toutefois, ce rôle est menacé par la pollution, le réchauffement climatique et la perte d’écosystèmes. Ces problèmes affectent directement la biodiversité marine et la sécurité alimentaire pour les 3,3 milliards de personnes dépendant des ressources marines.

De nombreuses pressions sont exercées sur les océans
La surpêche

La pêche est le principal facteur de perte de biodiversité dans l’environnement marin. Elle touche près de 13 % des espèces évaluées sur la liste rouge de l’UICN, comme la raie commune ou l’aiguillat commun. Les engins de pêche intensive tels que les chaluts de fond, les chaluts à perche ou les dragues sont peu sélectifs, en particulier pour les poissons juvéniles. Ils détériorent directement les habitats et les organismes des fonds marins.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en 2020, plus d’un tiers des pêches de capture marines sont surexploitées et 60 % sont pleinement exploitées. Cela signifie qu’environ 90 % des populations de poissons exploitées commercialement sont épuisées ou en voie d’épuisement. La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), qui représenterait 20 % des captures mondiales, est l’une des principales causes de la surexploitation.

Au cours des trois dernières décennies, l’aquaculture (saumon, thon…) a été le principal moteur de l’augmentation de la production des pêches et de l’aquaculture, avec une croissance moyenne de 5,2 % par an au cours de la période 2000-2019, atteignant le chiffre record de 85,3 millions de tonnes en 2019. L’aquaculture représente environ 48 % de la production totale déclarée. Toutefois, ces espèces sont nourries avec d’autres poissons capturés à l’état sauvage, eux-mêmes victimes de la surpêche.

Changement d’utilisation des mers

Le développement côtier détruit des habitats cruciaux comme les mangroves et les récifs coralliens. Ces écosystèmes jouent un rôle clé dans la protection des côtes et le stockage du carbone. Les infrastructures énergétiques marines et l’extraction de sable perturbent également les écosystèmes marins. Le dragage pour le sable, par exemple, répond à une demande croissante mais entraîne des déséquilibres écologiques.

Changement climatique

Les écosystèmes marins côtiers, tels que les forêts de mangroves, les laminaires, les prairies marines et les marais salants, participent au stockage et à la séquestration du carbone atmosphérique. C’est ce qu’on appelle le « carbone bleu ». Mais ils ont été gravement affectés par le développement côtier.

Selon le WWF, les vagues de chaleur océanique ont déjà détruit la moitié des coraux d’eaux peu profondes de la Grande Barrière de corail en Australie. Comme l’a indiqué le GIEC en 2018, les scientifiques ont prévu qu’une augmentation de la température mondiale de 2°C entraînerait l’éradication presque totale (une perte de 99 %) des récifs coralliens à l’échelle mondiale.

Cette situation est d’autant plus problématique que les récifs coralliens servent de nurseries, de protection et de garde-manger à de nombreuses espèces. En effet, les récifs coralliens ne couvrent que 0,2 % des fonds marins mais abritent au moins 25 % de toutes les espèces marines connues, ce qui en fait un lieu de pêche privilégié pour les populations humaines.

À moins que des progrès rapides ne soient réalisés, les populations qui dépendent fortement de la pêche dans les récifs coralliens seront confrontées à une augmentation de la sécurité alimentaire, de la pauvreté et des problèmes sociaux.

La pollution

La pollution terrestre, notamment agricole et plastique, représente 80 % de la pollution marine. Les déchets plastiques, estimés à 11 millions de tonnes par an, menacent directement la faune marine, avec des projections alarmantes : d’ici 2050, les océans contiendraient plus de plastique que de poissons. L’eutrophisation due aux rejets de nutriments et de pesticides entraîne une raréfaction de l’oxygène dans les eaux côtières, créant des zones mortes.

Les espèces invasives

Le trafic maritime favorise l’introduction d’espèces invasives ; selon l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), 60 % des espèces invasives sont liées au trafic maritime, soit par les ballasts, soit par la coque des navires. Ces espèces, comme l’étoile de mer Asterias amurensis, causent des dégâts écologiques et économiques significatifs, remplaçant les espèces locales et perturbant les écosystèmes


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